Bricolage, plomberie

mise en oeuvre pour la pose de canalisations d'eau en différents matériaux (acier, cuivre), description des travaux.

Les canalisations d'eau en différents matériaux (acier, cuivre).

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Les canalisations en acier

- L'acier a pour principale qualité son faible coût par rapport au cuivre. Les tubes en acier existent sous deux qualités différentes.

L'acier noir

le tube est brut d'étirage et ne reçoit aucun traitement destiné à le protéger des agents extérieurs, si ce n'est une protection anti-rouille appliquée après la pose. Il est employé uniquement en habitations collectives, car l'eau véhiculée doit subir un traitement particulier et très surveillé, afin d'éviter les corrosions internes.

L'acier galvanisé

Le tube en acier noir est décapé et plongé, à sa fabrication dans un bain de zinc en fusion. Son emploi est universel en habitations collectives et individuelles.
Une canalisation en tube de cuivre ne doit jamais précéder une tuyauterie en acier galvanisé. En effet, la présence de deux métaux différents sur un même réseau et dans cet ordre de montage favorise la corrosion électrolytique. Mais on peut raccorder une canalisation en cuivre sur et après un réseau en acier galvanisé.

Mise en oeuvre des tubes en acier

Le travail du tube en acier nécessite un outillage complexe et coûteux. Vous utiliserez principalement :
- L'étau à tube : il doit être fixé, même provisoirement, sur un établi. La partie supérieure, comportant la vis de serrage, bascule pour permettre la mise en place très rapide du tube. La vis de serrage à axe vertical provoque le blocage du tube par l'intermédiaire de mâchoires en V. Il existe une variante où le serrage du tube s'opère par l'intermédiaire d'une chaîne. Cet équipement est indispensable pour réaliser la coupe et le filetage du tube.
- Le coupe-tube : l'action de la vis de pression sur les trois molettes en acier trempé provoque le retrait et la coupe du métal de façon franche.
- La cintreuse : on peut s'en passer dans les distributions simples et droites, mais le moindre obstacle requière l'emploi de raccords filetés, ce qui multiplie les opérations de filetage et bien sûr les risques de fuites ultérieures. Les meilleures cintreuses utilisent la force d'un vérin hydraulique actionné par un levier et agissant par l'intermédiaire de sabots mobiles correspondant aux différents diamètres des tubes. Le cintrage est effectué à froid pour différents rayons.
- La filière : il en existe deux modèles, l'un fixe utilisé pour les petits diamètres et l'autre, ajustable et d'un emploi beaucoup plus aisé, utilisé en plusieurs passes successives.
- La clé à griffe : elle est indispensable pour réaliser le serrage des raccords et des tubes entre eux. Il s'agit d'un outil particulièrement robuste, indispensable pour qui veut intervenir sur des conduits en acier galvanisé.
les tubes en acier sont disponibles en longueurs de trois à six mètres, avec des diamètres différents, car la réalisation d'une installation nécessite des tubes plus ou moins gros. Par exemple, l'alimentation générale d'une maison se fera en diam : 26/34 (26 mm intérieur, 34 mm extérieur), une dérivation importante vers le garage et le jardin en diam : 20/27, une alimentation particulière (lavabo isolé, wc ou buanderie) en diam : 15/21.
L'assemblage de ces différents tubes est réalisé à l'aide de raccords vissés (des coudes, des tés, des réductions, etc.), qui existent en grandes variétés : femelle-femelle, femelle-mâle (avec réduction du diamètre), union, etc. Les possibilités sont multiples : il faut faire un croquis détaillé de façon à s'approvisionner de façon suffisante.
Mis à part la forme des raccords, vous pouvez également choisir le principe de montage, car il existe :
- des raccords simples, utilisés pour le raccord définitif de deux tuyaux. Ils peuvent être filetés à droite ou à gauche, ou être d'un coté à droite et à l'autre à gauche. Ce dernier manchon permet d'assembler deux tubes en même temps
- des raccords-union, composés de trois pièces avec un joint conique. Ils sont démontables. Ces raccords sont utilisés chaque fois qu'une partie de canalisation doit être démontée ou pour facilité la réalisation de certains travaux : modifications ultérieures; mise en place d'éléments complexes comportants des coudes, des dérivations, etc. , préfabriqués à l'établi; raccordements aux appareils.
Notez que tous ces accessoires sont généralement en fonte, en fonte galvanisée, en acier, etc. Si vous utilisez des tubes en acier galvanisé, ne les accouplez pas avec des raccords en fonte brute : cela provoquerai rapidement des corrosions et des fuites.

Avant la pose

Avant la pose, vous établirez un relevé précis de toutes les dimensions et dresserez un plan à l'échelle réduite pour déterminer le parcour de toutes les tuyauteries.
Vous pourrez ainsi tracer le parcour de la tuyauterie sur les murs et déterminer les percements qui permetteront aux tuyaux de traverser les murs et les planchers.
Tracer du parcour Il sera réalisé au cordeau, selon le plan préalablement établi. Il faut tenir compte d'une certaine pente (1 à 5 mm/m) descendant vers le point le plus bas. L'emplacement des colliers ou supports est matérialisé par un repère, puis tous les colliers supportant la tuyauterie sont mis en place, vissés ou scellés selon la nature du support. Leur intervalle est d'environ 1,5 mètre.
Attention ! s'il s'agit d'eau chaude sanitaire, il faut de méfier de la dilatation. La tuyauterie ne doit pas être bloquée. L'emplacement de certains colliers peuvent donc avoir une importance sur le comportement de l'installation.
Percements et traversées des murs Afin de réaliser les dérivations vers le niveau supérieur, il faut percer un trou au droit de chaque colonne ou piquage. Pour les petits diamètres, une perceuse à percussion suffit et assure un travail propre.
Cependant, le diamètre devra être augmenté pour tenir compte du fourreau. Il ne faut pas oublier de mettre celui ci en place sur chaque tronçon avant son montage. En cas d'ouverture importante, la reprise de maçonnerie sera faite en fin de travaux de tuyautage, après les essais d'étanchéité.

L'assemblage

Procédez tout d'abord à la coupe des tubes pour les mettre à la bonne longueur, puis réalisez le filetage des extrémités et les cintrages nécessaires.
Pour le filetage, le tube est serré fermement dans l'étau. Dans le cas d'une filière fixe, le filetage est réalisé en une seule passe sur une longueur de 20 mm.
Avant d'engager la filière, il faut supprimer les bourrelets de métal repoussés par l'action des coupes-tubes à l'intérieur et à l'extérieur. L'opération peut être faite avec une lime ou avec des outils spéciaux : alésoir et fraise.
Une filière fixe demande un effort important ; il ne faut pas hésiter à huiler abondamment. Les filières ajustables permettent de réaliser le filetage en pusieurs passes.
Pour le cintrage, la cintreuse hydraulique fait gagner un temps considérable. Le cintrage sur les tuyauterie galvanisées se fait toujours à froid. La courbe désirée est obtenue en enroulement du tube autour d'une forme en creux. Bien repérer le début de la courbe.

Le montage

Les différents tronçons sont assemblés au sol et présentés à leur place définitive. On peut même réaliser un montage provisoire "à blanc" en maintenant en place les canalisations avec un collier sur deux. Cette opération permet de déterminer les sous ensembles qui seront plus faciles à assembler à l'établi. Le montage définitif des éléments prémontés se fait à l'aide de raccords-union. L'assemblage de deux tuyauteries peut se faire en position, égalemeent avec un raccord droite-gauche, mais l'opération est plus délicate. Avant l'assemblage, les tuyauteries sont brossées, notamment les filetages, et la propreté intérieure sera vérifiée. Les filetages sont enduits de pâte à joint et de filasse enroulée dans le sens de vissage, et les raccords droits, coudes ou tés sont vissés jusqu'au blocage. La pâte à joint et la filasse peuvent être remplacés par du téflon.
Les tuyauteries en acier galvanisé peuvent être assemblées par soudure, mais seulement par brasure, car la soudure autogène et la soudure à l'arc détruisent la couche de protection en zinc. Les fourreaux sont faits en même métal avec une chute d'un diamètre supérieur ou en plastique.

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